L’horrible vérité

Aurélie en mode « Poe » terrible

Un fax arrive tout en bips et sons larsen. Les Péruviens seront bientôt là.

Au loin, dans un bruissement d’ailes, un croassement s’élève. La fenêtre. Aterrador, aterradorrr… Seule l’ombre de l’épouvantail du potager se détache de la brume à couper au couteau et qui alourdit la terre. Le volatile noir s’envole, emportant avec lui son présage. Aterrador, aterradorrr.

Soudain, une complainte satirique s’élève du premier étage du manoir ancien. La chambre. Espantosoooo, espantoso… Un clown au sourire grand comme un parapluie sort de sa boîte tel un diable. Espantosoooo, espantoso… se balance t-il, lui et toutes ses couleurs horripilantes.

Un craquement déchire l’atmosphère pesante à l’étage du dessus. Le grenier. S’ouvre la porte d’un placard au fin fond de la pièce. Les gonds grincent dans le silence retentissant. Le bois du pan, sec, menace de redevenir poussière d’un instant à l’autre. Des araignées dérangées se font la malle. La lumière pénètre dans ce coin oublié tandis que l’air du renfermé s’échappe. Un vieux squelette inconnu surgit du passé accompagné d’un cri d’effroi, le mien. Il porte un écriteau : « Ton espagnol craint ». A qui le dis tu, mon pote…

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