Cloclo, ce (gentil) vampire

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Aurélie en mode Investigation paranormale

« Le vampire est une créature légendaire » commence par indiquer Wikipédia. « Un mort-vivant » qui se nourrit de la force des vivants pour vivre encore et encore. Ce mythe semble être très répandu au sein de nombreuses cultures à travers le monde.

En ce qui me concerne, Claude François me faisait simplement figure d’une personnalité adulée par toute une génération et dont les tubes traversent encore les âges sans vieillir, comme… immortels. Au détour de mon Wake up Tour 2013, mon chemin a croisé celui de son moulin. Et depuis, force m’est de constater que « Cloclo » tient plus du dieu vénéré par des milliers de fans qui religieusement rassemblent et recueillent toute trace, tout souvenir, de leur idole (au sens le plus littéral qui soit).

A occasion donnée, occasion saisie : existerait-il encore un havre abritant l’essence de la Cloclo mania ? Hé bien oui, Mesdames et Messieurs !

Une ambiance d’univers parallèle vous enveloppe dès passé le pas de la porte. L’esprit de Cloclo règne dans l’air. La sono diffuse discrètement, de façon subliminale et entêtante, des airs tellement connus que vous ne faites pas tout de suite le lien entre l’endroit où vous vous trouvez et la pertinence du choix de la bande-son. « Des magnolias par centaaaaaaiiiines », oui mais on est au moulin de Dannemois, pour l’amour de Cloclo ! Vous voyez soudainement 36 paillettes et vos membres veulent suivre le rythme tout seuls. Agissant de la même façon sur votre subconscient, le mobilier vous transporte 40 ans en arrière. Le décorum vous happe malgré vous à coup de photos disséminées dans tous les coins, sur les fenêtres en filigranne, en bustes ou grandeur nature.  Cloclo vous transperce de son regard énigmatique sans même que vous vous en rendiez compte. Enfin, les maîtresses de maison achèvent de vous kidnapper dans le tourbillon de leur passion commune à coup d’anecdoctes cocasses pendant que débarque un car de 50 touristes spécialement venus en pèlerinage en ce dimanche matin pour commencer la visite groupée.

La tour de la planète Cloclo a débuté : la maison américaine, le salon, la chambre, la terrasse, le piano qui a vu naître l’évident  « Comme d’habitude », les vrais fauteuils « d’époque attention ! ».  Notre guide, visiblement mordue jusqu’au sang, poursuit son parcours sacré et ponctué de fameux refrains lancés à tue-tête entre deux rappels sur combien l’ancien propriétaire avait commis un sacrilège en bétonnant la déco de Cloclo (et pour être honnête, c’est vrai que c’était pas malin malin). S’ensuivent le jardin, un magnolia et l’ancien garage (?) transformé en sanctuaire (chauffé) dédié aux costumes légendaires baignant dans une lueur ecclésiastique.

Les fans n’en démordront pas. Visite après visite de cet îlot farouchement préservé des anti-Cloclo (et visiblement, dans le coin, on en trouve à la pelle…), elles (/ils) reviennent en masse, encore et encore, comme répondant à l’appel du maître disparu.

Cloclo, une légende, un mort bien vivant ! Fidèles, disciples, adeptes : tous au moulin ! Cloclo, Cloclo, est-tu là ???

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2 réflexions sur “Cloclo, ce (gentil) vampire

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