Brest, the Wild Wild West

mam goudig

Aurélie en mode Pony Express

Habitant désormais dans la « capitâââââleeeuu », j’ai pris la mauvaise habitude de croire que, depuis Paris, tout est accessible… sinon rapidement, du moins assez facilement. Lorsque j’ai reçu l’e-mail de ma cousine (un mois auparavant) sur notre future excursion à Brest pour m’avertir des problèmes causés par des éboulis bloquant la voie ferroviaire d’un patelin nommé Morlaix jusqu’à notre port de destination, je l’ai pris à la rigolade. « Ma Lili, […] Un voyage en Bretagne, ça se mérite ! » m’avait-elle prévenue. Et elle ne plaisantait pas. Parce que les Bretons, eux !, ils ne plaisantent pas avec ces choses-là ! JAMAIS !

Déjà, le fait de mettre plus de 4h30 pour ralier la pointe ouest depuis Parisiens land m’avait quelque peu rendue sceptique quand on sait que l’éloignée Montpellier n’est qu’à 3h en locomotive… Mais qu’à cela ne tienne, j’avais décidé de respirer les embruns de l’Atlantique à pleins poumons, de faire semblant de voir New York depuis le Conquet (hum, hum) et d’aller me tanner la peau du visage à coups de bols d’air marin chargés de sel !

Les 20 premières minutes de TGV furent prometteuses niveau allure mais c’était sans compter sur la probabilité ahurissante, quasi inévitable, de tomber sur un os pendant un voyage en train. Voyez-vous, j’ai décidé, au bout d’un nombre incalculable de trajets en déroute, de penser que je n’ai pas la guigne « personnellement » lorsque je voyage mais que tout le monde subit de toute façon des désagréments ferroviaires et que c’est donc celui qui a de la chance qui sort du lot. Etre maudit, c’est une chose, ne pas être l' »élu » qui n’a jamais de retard en est une autre, plus supportable.

Tout ça pour dire que le moteur (carrément !) du train a connu une panne que le mécanicien s’est échiné à réparer (en pleine voie pour couronner le tout) pendant 25 minutes avant que l’on puisse repartir pendant… 10 minutes pour à nouveau avoir à vérifier que toute la machine tenait bien la route avant largage à la prochaine gare… Au final, nous avons mis une heure de plus que le trajet complet normal pour arriver à… seulement 60 bornes de notre but.

Ca, c’était pour l’aller. Le retour, ce fut encore une autre histoire. J’avais choisi le retour le plus court : 5h20 pour un samedi. Quelques jours avant le départ, j’ai reçu un e-mail m’alertant sur le fait que mon voyage en TGV direct allait « quelque peu » changer… et se transformer en un périple Car-TER-TGV de 9h30 car j’étais tombée pile sur le 3e week-end de travaux de voirie de l’année. Autant dire que j’étais ravie du changement de plan. Pour un peu, j’aurais pu passer par Helsinki ou louer un pédalo pour aller plus vite. J’ai finalement pu troquer le car contre le Scénic de mon oncle avec chauffeur et m’épargner 4h d’attente entre deux eaux.

Si cet article vous a paru long, sachez que la pénibilité de mon trajet a été en prime saupoudrée de deux charmants bambins vampirisant leur mère toutes les 3 secondes pendant 5 h de leur voix stridentes et gémissantes. Heureusement que j’ai pu retirer un bonnet souvenir de toute cette histoire.  Mais ce n’est pas fini entre moi et le phare ouest, même si n’est pas aspirant touriste breton qui veut : il faut être… loco et motivé !

breton10

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3 réflexions sur “Brest, the Wild Wild West

  1. Même que c’est même pas vrai :p Si on s’arrête pas et sans grève ni incident, on peut traverser Paris en un peu plus d’une heure tranquillement. Par contre, on met moins de temps à rallier Paris-Le Mans, ça c’est vrai… !

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